“Ne pas mettre tous les pouvoirs entre les mêmes mains” et “équilibre” pour les uns, “aller au bout de la démarche”, “pouvoir gouverner” pour les autres…
Même rengaine : la gauche qui voulait l’alternance il y a quelques années ne la veut plus. Tiens donc ! Idem à droite. Ces attitudes purement partisanes nous fatiguent.
Mais pour cette fois, ne pas avoir d’alternance aurait une grande vertu : en laissant la gauche mettre en oeuvre (ou essayer) son programme, cette dernière ne pourra compter sur l’opposition pour éviter de faire des bourdes et donc ne pas se défausser de ses échecs sur la droite.
Oui : à gauche toute. Il est temps que ceux qui critiquent juste pour critiquer et pour marquer leur “différence”, sans se salir les mains et sans faire de proposition constructive, se mettent enfin les mains dans le cambouis.
Se frotter au réalités des choses, voilà qui aura peut-être un effet positif.
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Catégorie(s) : Politique
Au jour de la passation de pouvoir, un des premiers sujets de discussion concerne l’endroit où habitera notre nouveau Président. Lui voudrait rester dans son appartement plutôt qu’habiter à l’Elysée.
Attitude calculée du Président qui se veut “normal” et anti-Sarko, ou vrai souhait ? Peut-être les deux.
En effet, il parait évident que la solution de rester dans son appartement pose plusieurs difficultés :
- organisation de la sécurité,
- problème pour le voisinage,
- problème de travail : peut-on imaginer, pour cette fonction, que l’on puisse quitter son bureau une fois la journée “terminée” pour rentrer tranquillement et “normalement” ?
- les surcoûts.
La réalité devrait donc s’imposer assez rapidement.
De la même façon, beaucoup d’éléments du programme de François Hollande (ou juste annoncés, telle cette volonté d’être “normal”), de ce programme de rupture, sont idéologiquement intéressants mais pas applicables. Ou applicables avec des impacts négatifs.
Après la critique permanente, enfin les mains dans le cambouis.
Les éléments pratiques devraient donc l’amener progressivement à abandonner plusieurs points, ou au moins à les amender. De même, après avoir critiqué beaucoup de décisions du gouvernement précédent, va-t-il pouvoir revenir dessus ?
Comment pourra-t-il tenir beaucoup de ses promesses face aux réalités ?
Ce sera sans doute son principal défi : expliquer pourquoi il n’aura pas fait ce qui a été dit.
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Catégorie(s) : Politique · Société
Un système utile posé sur des bases instables
La création de la bourse répond initialement à deux besoins qui paraissent légitimes :
- permettre aux entreprises “d’emprunter” en quelque sorte de l’argent aux particuliers, de façon à pouvoir investir
- permettre à ces particuliers, en cas de besoin de liquidité par exemple de pouvoir revendre les titres qu’il avait acquis.
Et elle devait reposer notamment sur deux lois, posées d’ailleurs par des économistes :
- la sagesse des acheteurs/vendeurs de titres
- le fait que les transactions devaient globalement s’équilibrer (en application de la loi statistique dite “normale”).
Or chacun a pu vérifier que ces deux principes fondamentaux ne s’appliquent plus :
- Très rapidement, et de façon accrue au fil des années, les bourses sont aussi devenues des moyens de spéculation. En effet, qui dit achat-vente de titre dit création d’un nouveau marché spécifique avec loi d’offre et demande… la valeur des titres devient alors variable.
- Cette spéculation implique que la loi d’équilibre est d’ores et déjà déséquilibrée, et que la sagesse attendue (investir durablement et après réflexion dans une entreprise) n’est plus tout à fait là.
- Le système aurait néanmoins pu continuer à fonctionner tant bien que mal. Mais l’accroissement de la communication et l’évolution de l’informatique ont rendu le système boursier ultra sensible.
C’est sans doute ce dernier point qui commence à rendre apparent l’instabilité des bases sur lesquelles a été fondée la bourse.
Des facteurs aggravants
Si les deux besoins qui ont abouti à créer la bourse (besoin d’investissement, besoin d’échange) sont toujours satisfaits, le fonctionnement de la bourse repose maintenant – il faut bien le constater – sur les éléments suivants :
- spéculation
- instantanéité de la communication (pas de l’information… j’ai bien dit de la communication)
- informatisation globale permettant des transactions ultra-rapides, des volumes très importants d’échanges, la dématérialisation de la valeur monétaire.
Parmi les conséquences :
- spéculation et communication aboutissent à une perte de sagesse : la moindre rumeur est immédiatement relayée et aboutit à des transactions qui ne sont pas forcément en phase avec la réalité. Chacun a observé comme le cours des actions monte et descend en fonction de l’actualité. La bourse influence la bourse, dans des mouvements d’amplification : plus ça va mieux ça va, et inversement.
- spéculation et informatisation aboutissent à des prises de risque accrues, on peut acheter et vendre très rapidement en fonction non plus du résultat des entreprises, mais des mouvements de la bourse eux-même.
La valeur elle-même des entreprise cotées en bourse dépend à la fois de sa propre santé, mais aussi du marché boursier.
A ce stade, le tableau laisse déjà entrevoir de grandes possibilités de catastrophes.
Ajoutons les facteurs aggravants suivants :
- La bourse est mondiale : chaque place boursière influence les autres.
- Le système économique mondial s’est progressivement relié de façon étroite à la bourse.
- Les politiques économiques sont devenues dépendantes de la bourse.
Des conséquences graves… et sans doute inéluctables
Nous sommes donc tous entièrement dépendants (à ceux qui pestent contre les banques et la spéculation : où sont vos économies ? touchez-vous des intérêts ?) d’un système instable par nature et devenu incontrôlable.
Depuis des années, les cours de la bourse fluctuent. Il y a des baisses, des hausses. Plusieurs alertes ont déjà eu lieu (crach boursier, scandales des subprimes, scandale de la Société générale…) et démontrent une amplification de l’instabilité. Un vulcanologue dirait que les risques d’éruption augmentent.
Dans un système économique sain et robuste, la bourse n’est certainement pas pathogène. Mais face à une crise majeure, la bourse deviendra très rapidement un facteur aggravant et un accélérateur de contagion.
Limiter les dégâts potentiels ?
Récemment, des recherches d’assainissement des mécanismes financiers ont été faites et certaines ont même été mises en oeuvre. Mais cela ne résout pas les causes fondamentales.
Pourtant, dans une économique mondiale elle-même incontrôlée et incontrôlable, mieux vaudrait éviter les facteurs de risque pouvant aggraver la situation.
La fermeture des bourses, envisagée par certains, n’est sans doute pas la solution : des entreprises vivantes et en bonne santés sont des entreprises qui font vivre leurs employés, et les couper directement des investisseurs n’est pas une idée pragmatique.
Par contre, une solution pourrait être de plafonner la valeur de chaque action au niveau qu’elle avait lors de sa mise en marché. Voilà qui limiterait directement la spéculatation pure telle qu’elle est aujourd’hui et éviterait les mouvements massifs de transactions issus d’éléments de communication.
Ce serait alors un retour aux sources : les besoins primordiaux seraient satisfaits, et il resterait possible de spéculer… non pas sur une valeur d’action, mais vraiment sur une valeur de l’entrepris donc sur du moyen ou long terme.
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Catégorie(s) : Economie · Société
DSK a plaidé non coupable le 6 juin. A l’issue de l’audience, nombre de déclarations ont été faites. Certaines de l’accusation peuvent paraître inquiétantes.
L’accusation cherche d’autres témoignages. Ceux de la victime présumée ne suffisent-ils pas, faut-il des témoignages d’avances mal appréciées pour faire plonger DSK ?
Mais surtout l’accusation indique que la position de DSK ne le sauvera pas : “la victime souhaite faire savoir à tous que le pouvoir, l’argent et l’influence à travers le monde de Dominique Strauss-Kahn n’empêcheront pas la vérité d’éclater sur ce qu’il lui a fait subir dans cette chambre.”
Ces propos impliquent que
- si DSK est condamné, c’est que la véracité des faits qui lui sont reprochés est établie (normal)
- que si DSK n’est pas condamné, c’est qu’il a pu user de son influence.
Ce dernier point est grave car il suppose que le jury, la police et toute autre partie pourrait habituellement se laisser influencer.
Il implique aussi que même si DSK était reconnu innocent des faits reprochés, il serait quand même coupable.
Il y a là un déni du bon fonctionnement de la justice. Un jury peut-il chercher à être impartial avec de telles présuppositions ?
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Catégorie(s) : Société
Brice Hortefeux avait été condamné initialement pour propos “outrageants” (tenus en septembre 2009) suite à une plainte du MRAP.
En appel, hier, le parquet demande la relaxe et il est soutenu par le recteur de la Grande mosquée de Paris et du président de l’Institut musulman d’Auvergne.
Voilà qui est rassurant. Car devrais-je être traîné en justice si je fais une blague sur les blondes à côté de ma copine blonde ?
Avec des amis, ou dans un contexte détendu, chacun plaisante et peut se taquiner sans que nul n’en prenne ombrage. Sans compter des automatismes de langage que tout le monde, sans exception, a acquis au fil du temps.
Au contraire, avec une susceptibilité épidermique, presque n’importe quel propos dans une discussion peut être considéré comme insultant.
Le MRAP, en faisant toute une affaire de propos aussi anodins qu’une blague sur les blondes ou les belges, contribue surtout à attiser les tensions voire en créer.
Car après tout, ce sont les racistes qui prennent ombrage des différences. Les autres en plaisantent ou ne les voient pas.
Le MRAP serait-il raciste ?
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Catégorie(s) : Société
Un coup de folie est toujours possible. Donc peut-être que ce qui a été rapporté est vrai et que DSK sera justement condamné. Mais il y a quand même des éléments qui peuvent faire légitimement douter d’au moins une partie des éléments rapportés.
- DSK s’est enfui : est-ce plausible de s’enfuir, alors qu’on a un déjeuner prévu et un avion à prendre ensuite ?
- Portable oublié : bon, ça arrive à tout le monde même sans s’enfuir.
- La police a piégé DSK en lui demandant de téléphoner pour récupérer un de ses portables : c’est d’une invraisemblance rare (téléphoner pour demander de téléphoner !!).
- Modification des déclarations d’heure : surprenant qu’on ne puisse savoir immédiatement, dans un tel hôtel (suivi des clients, informatisation…), à quelle heure le client est parti (remise des clés, paiement ?) et à quel moment la plaignante a informé sa direction ou un collègue.
- Vidéosurveillance : là, on devrait quand même avoir des éléments tangibles tels que la sortie de la chambre pour les deux personnes en cause et la plainte de l’employée.
- “Quand elle est entrée” : dans un hôtel de ce standing, pour une suite de ce niveau, est-il normal qu’une femme de chambre puisse entrer sans même savoir si la chambre est libre ou non ?
- “Quand elle est entrée, elle a vu un homme nu qui sortait de la salle de bains” : OK, rien de surprenant.
- Si c’est au moment d’entrer, il semble plausible qu’elle ait le temps de sortir… surtout qu’un homme de cet âge n’est pas forcément vif comme l’éclair pour 1) décider de l’agresser et 2) se “jeter” sur la porte et elle !!
- “Il l’aurait forcée à commettre un acte sexuel oral” : alors là… violer quelqu’un nécessite certainement déjà une grande violence, mais obliger une personne à faire une fellation… comment faire ? Et même si c’est faisable, comment imaginer qu’un tel degré de violence ne soit pas immédiatement apparent sur les deux personnes !?
- Il est parti avant que l’employée se plaigne : après l’avoir violée, il faut donc qu’il se rhabille et fasse sa valise sans qu’elle puisse rien faire… toujours sans violence apparente.
Parmi les pistes possibles :
- Il ne s’est rien passé : théorie du complot politique. Possible, mais alors pourquoi ne pas faire preuve de plus de professionnalisme ?
- Il ne s’est rien passé (bis) : préméditation de l’employée. Possible mais peu probable.
- Coup de folie : agression + fellation imposée… Possible mais peu probable pour les raisons exposées ci-dessus.
- Entre ces extrêmes se trouve peut-être la vérité avec plusieurs types de scénarios plausibles :
- L’employée transforme sciemment un simple hasard en agression sexuelle ;
- DSK a effectivement fait des avances, mal reçues ou incomprises.
- L’employée a vraiment cru qu’un homme nu sortant de la salle de bain était un homme l’agressant (oui, mais la fellation ?) ;
- Il y a eu des relations sexuelles consenties.
Espérons que la recherche de vérité se fera en toute impartialité, ce qui n’est pas forcément évident dans un tel cas. En toute logique, il ne faudra vraiment pas longtemps pour disposer d’éléments de preuve indiscutables.
Et puis quelques autres éléments récents me semblent eux aussi troublants :
- menottes : l’intérêt des menottes réside il me semble dans la maîtrise d’une personne dangereuse ou susceptible de l’être. Pourquoi menotter DSK ?
- refus de mise en liberté sous caution : peut-on imaginer qu’un homme de stature politique et économique nationale et internationale puisse s’évaporer dans la nature ? Le manque de plausibilité de certains éléments ne va pas non plus dans le sens du refus de mise en liberté.
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Catégorie(s) : Société
Beaucoup de hurlements et de contestations sur cette prime encore en discussion.
Du patronat, cela se comprend.
De la part des syndicats, la réaction est beaucoup plus obscure pour deux raisons.
D’abord, ce serait un gain pour les salariés. Tout le monde n’y aurait pas droit, mais ce n’est pas une raison pour ne pas s’en réjouir.
Mais surtout ce dispositif est clairement destiné à rechercher un ré-équilibrage avec l’actionnariat. Les syndicats, et la plupart de la gauche, considèrent qu’il est anormal de verser des dividendes aux actionnaires (limite s’ils ne considèrent pas ces dividendes comme de l’argent sale) et rien aux salariés. A juste titre. Alors pourquoi grogner sur cette mesure qui va dans ce sens ?
On peut parier que, prise par un gouvernement de gauche, elle aurait été saluée par les syndicats. N’est-il pas regrettable de passer à côté de ce que l’on souhaite et de pénaliser des salariés, juste par idéologie politique ?
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Catégorie(s) : Economie · Politique
Actuellement, le débat fait rage à propos des consignes de vote face au FN. Il y a ceux qui en donnent et ceux qui n’en donnent pas.
De façon synthétique, on observe que la Gauche donne une consigne en indiquant qu’il faut barrer la route au FN, et fustige ceux de droite qui ne donnent pas de consigne.
On peut se cantonner au débat d’idées, et alors on n’en sortira pas.
On peut aussi essayer de poser les éléments à plat.
Tout d’abord, beaucoup de gens disent qu’il faut poser des principes.
Mais faut-il poser des principes et aboutir à ce que l’on ne veut pas, ou s’attacher à un résultat, donc à l’efficacité ?
Un constat : les gens ayant voté FN peuvent être séparés en deux catégories fluctuantes.
- Ceux qui sont des électeurs fondamentaux du FN : ils ne démordront pas de leur idéologie et de leurs choix. Tout comme ceux d’autres partis d’extrême. Cette partie est minoritaire.
- Ceux qui votent FN “par défaut” : vote de protestation, ras-le-bol, ne se retrouvant pas ailleurs…
C’est cette deuxième catégorie qui peut évoluer très rapidement dans un sens ou dans l’autre.
Si l’on revient à nos consignes de vote :
- Impact positif d’une telle consigne. Mais la consigne est-elle significativement influente ? De nos jours, je doute que beaucoup d’électeurs y obéissent aveuglément.
- Impacts négatifs de la consigne de vote
- Agacement d’une fraction de la population qui peut se sentir infantilisée. Sommes-nous responsables et capable de discernement ? Cela peut aussi apparaître comme peu démocratique.
- La consigne et le débat “anti-FN” renforcent en réalité le FN en le mettant en avant (effet communication), mais aussi en agaçant ceux qui n’apprécient plus ce jeu politique…
Rien que ces deux points sont des facteurs favorisant les comportements “refuges” dans les extrêmes.
Car le meilleur moyen de renforcer une idée dont on aimerait pourtant se débarrasser, c’est bien de s’y opposer de façon frontale.
Soit la Gauche ne s’en rend pas compte, ce qui est inquiétant mais très plausible.
Soit c’est fait sciemment. En effet, une montée du FN peut favoriser par retour la Gauche, qui en profite d’ailleurs pour assimiler FN et Droite. Ce serait alors jouer avec le feu pour des raisons purement électoralistes… un comportement qui suscite aussi des vocations extrémistes.
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Catégorie(s) : Politique · Société
Que s’est-il passé pour que l’opinion sur la réforme des retraites soit à ce point inversée en seulement quelques mois ?
Rappel des faits
Printemps 2010, d’après un sondage ifop réalisé pour le Figaro :
- 80% des Français estimaient que le financement des retraites était un problème grave à régler d’urgence,
- 60% que le gouvernement était responsable vis-à-vis des générations à venir
- 58% jugeaient acceptable le recul de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans.
Mi-octobre 2010 : près de 70 % des français expriment leur soutien ou de la sympathie pour la journée de grèves et manifestations organisée le 19 octobre contre la réforme des retraites.
Les faits relatifs à la réforme sont restés inchangés, ce n’est donc pas cela qui a modifié l’opinion. Cela fait de nombreuses années que l’on sait que le système de retraite bat ou va battre de l’aile, cela fait des années que l’on dit qu’il faut le sauver.
Une action efficace… pour ses initiateurs
Ce qui a été modifié, par contre, c’est le discours gauche/syndicat qui a été très actif. Cet été, on a entendu sans cesse que la réforme était injuste, qu’elle accroissait les inégalités, qu’elle ne prenait pas en compte des aspects fondamentaux.
Soyons honnêtes : entre la situation d’avant et le projet de loi, il y a peu de changement hormis annuités et age de départ. Le projet de loi ne crée ni injustice ni inégalités. Par contre, il est certain qu’elle n’aborde certains sujets tels la pénibilité.
Les syndicats ont donc réussi un joli tour, en amalgamant deux sujets différents que sont d’une part le maintien du système de retraite par répartition, d’autre part des aspects qualitatifs du travail (mères de familles, pénibilité etc.). C’est vraiment diviser la France pour régner.
Le gaspillage
Au final, des personnes manifestent contre un projet de loi destiné à sauver leur retraite et celle de leurs enfants.
Quelle énergie dépensée ! Non pas pour notre intérêt, mais directement pour les syndicats et autres opposants systématiques, et au détriment de l’économie de notre pays – autrement dit nos salaires et notre pouvoir d’achat.
Une regard utopique vers l’avenir
Les autres sujets relatifs à l’exercice du travail restent , tels la pénibilité, l’emploi des seniors et l’usage efficace de leurs aptitudes, le temps consacré par certaines personnes (pas seulement les femmes !) à la maison et aux enfants…
Une fois la réforme des retraites votée, il restera du temps pour s’y atteler et proposer des actions constructives à ce sujet.
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Sexion d’assaut voit plusieurs concerts annulés pour cause de propos homophobes… dans des chansons (disons des textes). Quel est l’impact de ces annulations, qui sont du fait de personnes pensant bien faire ?
En premier lieu, on donne ainsi une grande publicité au groupe… et aux textes litigieux.
Deuxièmement, “l’effet martyr” auquel seront sensibles certains. Autrement dit, un sentiment d’injustice (qu’il soit lui même juste ou non), resserrera certains fans du groupes et peut même apporter des soutiens inexistants au départ.
Troisièmement, il s’agit là d’une censure à l’encontre de musiciens (quelle que soit leur valeur), pour des textes qui ne sont donc que des fictions. C’est là un phénomène qui n’est pas nouveau, on l’a vu par exemple pour des humoristes, et qui en devient donc inquiétant. Une quantité incroyable de chansons peuvent être interprétées de manière négative sur différents thèmes : religion, sexisme, homophobie, racisme etc.
Bientôt une chanson sur les blondes (ou une blague) sera considérée comme “blondophobe” donc répréhensible ?
Quid des blagues sur les Belges ?
Faudra-t-il censurer Coluche ? Les Inconnus ? Les Nuls ?
Où et comment fixer la limite ? Ne faut-il pas simplement distinguer la réalité (et les actes) de ce qui est du domaine de la fiction ?
Les réactions de têtes bien pensantes ne font que susciter du ressentiment et faire ressurgir des tensions.
Pourquoi ne pas ”laisser couler” ce qui est amené à disparaître plutôt que le maintenir en surface ?
A trop gratter une blessure, on l’empêche de cicatriser.
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